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Histoire de la Commune


Préhistoire
La fouille d’un abri sous roche a permis de découvrir une sépulture, des poteries, des haches et des pointes de flèche.
Des fonds de cabanes avec poteries, silex et industrie osseuse ont démontré l’existence d’un habitat assez important à la station dite « des Rochers ».
 
Empire romain
On a retrouvé un cimetière romain à incinération avec urnes et divers objets.
 
Moyen-Age
En 993-1002, Rotbald, Marquis de Provence, et Eymilda donnent la moitié de Piolenc à Saint Odilon, Abbé de Cluny. Par ce texte, on sait qu’à l’époque le lieu était nommé Podium Odolinum.
En 1253, le Livre Rouge du Comte de Toulouse porte le nom de Podio Oleno.
En 1274, le territoire passa dans le domaine pontifical et c’est ainsi que, bien plus tard, en 1541, les officiers apostoliques remirent l’autre moitié du fief à Cluny contre huit florins de cens et la Directe que l’Abbé de Cluny avait sur le Palais rectoriel de Carpentras.
Le village était ceint de remparts au XIVe siècle. On peut d’ailleurs toujours observer la forme ronde qu’adoptait cette cité au Moyen-âge mais il ne reste que quelques vestiges de cette forteresse : la Porte du Moulin (à l’ouest) et le Portail neuf plus récent (au sud).
 
XVIIIe siècle
Au XVIIIe siècle, le monastère n’existant plus, un château le remplaça, relié à l’église par l’ancien cloître. Il faut préciser, toutefois, qu’à la fin du Xe siècle, une fortification protégeait le village naissant : Castrum quod nuncupatur Podium Odilinum. Il ne reste rien du bâtiment sauf quelques murailles qui survivent certainement dans celles de l’Hôpital-Hospice.


L'église St Pierre, site clunisien

Site Clunisien
Notre village de l’année 994 à la Révolution française était une seigneurie ecclésiastique appartenant à l’ordre de cluny. C’est à ce titre que nous sommes devenus membre de la fédération des sites clunisiens.
L’assemblée générale s’est tenue cette année du 16 au 18 juin. Si ces réunions annuelles se déroulent dans l’une des villes adhérentes, cette année, c’était au siège de l’association à Cluny. En effet, 2006 est une année très particulière pour la fédération car, à l’instar des chemins de St Jacques de Compostelle, les sites clunisiens sont reconnus « grands itinéraires culturels » par le Conseil de l’Europe.
 
Dès l’ouverture de l’assemblée générale, après les discours officiels, les chants « a capella » provenant de diverses régions d’Europe et l’hymne européen, Madame Gabriella Bataini-Dragoni, directrice générale, de la culture et du patrimoine, de la jeunesse et du sport du Conseil de l’Europe, entourée de nombreux élus locaux et nationaux, remettait le diplôme officiel de « Grands itinéraires culturels » au président de l’association.
 
Qu’est-ce que la fédération des sites clunisiens ?
Elle est née en 1994 et se donne un triple but :
-          Tisser des liens entre les sites et la fédération.
-          Valoriser leur patrimoine clunisien.
-          Encourager leurs initiatives par des actions pédagogiques, culturelles et touristiques.
 
Qu’est-ce qu’un « Itinéraire culturel » européen ?
Le programme des itinéraires culturels est né au Conseil de l’Europe (créé en 1949, siège à Strasbourg, regroupe 48 Etats) en 1987. Par la convention culturelle européenne s’exprime la volonté de montrer, de façon visible, à travers le voyage dans l’espace et dans le temps, que le patrimoine des différents pays d’Europe constitue en fait un patrimoine commun à nous tous.
Actuellement, il existe 18 Itinéraires culturels, chacun en fonction de ce qu’il représente donne sens à l’héritage commun des peuples d’Europe. Parmi, ces 18 itinéraires quelques uns sont dits « Grands itinéraires culturels du Conseil de l’Europe » dont le premier et le plus connu à ce jour est celui de St Jacques de Compostelle, le dernier ayant reçu ce diplôme étant celui de Cluny. Ainsi Piolenc, devenant l’une de ces étapes, participe à cette mise en tourisme des lieux, se doit de développer une forme d’hospitalité d’esprit clunisien, comme leur prédécesseurs d’esprit jacquaire.
D’autant que notre localité peut s’enorgueillir de compter parmi ces prieurs (chef de la communauté monastique du prieuré de Piolenc) Hugues de Fabri, arrière petit-neveu du pape Clément VI, qui  deviendra en 1350, abbé de l’ordre de Cluny qui, à son apogée compte 1400 maisons réparties dans toute l’Europe occidentale.
Si Cluny, décrite souvent comme « capitale de toute la vie monastique », appelée fréquemment « la seconde Rome » a été fondé en 910, le prieuré de Piolenc est l’un des premiers a lui avoir été rattaché. En effet la donation de notre territoire à Cluny remonte à 994 : d’ailleurs le mot Piolenc trouve son origine sous le nom de « Puy de Odilon » car le castrum (château) fut remis sous l’abbatiat d’Odilon.
 
Nos portes de ville vont se parer d’un nouveau logo. Endroit, par excellence, du premier contact de l’étranger, comme du familier, les « portes » doivent être « accueil », elles doivent nous renseigner sur ce qui se vit, qui se fait, qui se propose dans le village. Elles doivent être accueil, donc belles avec un attrait certain au premier regard, encourageantes à pénétrer dans la cité où notre urbanisme et son environnement doivent encourager à y faire étape.
 

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