2020-10-08 00:00:00

Découvrez l'avancement des travaux de restauration de l'église Saint-Pierre

Piolenc, site clunisien

Après avoir été reconnu « grand itinéraire culturel » du Conseil de l’Europe, en route pour la reconnaissance du réseau des sites clunisiens au « Patrimoine mondial » de UNESCO !

Ici, tout transpire l’ordre clunisien

Du nom de la cité (« Podium Odolinum », qui figure sur la charte de donation du fief, peu avant l’an mil, par le marquis de Provence Rotbold, sous l’abbatiat d’Odilon - Cartulaire de l’abbaye de Cluny, imp. Nat. charte 1987, B.O. 58 LVI), aux primo-bâtiments du village qui forme un ilot perché englobant le château-prieuré avec jardins, cours intérieures et basse-cours, four banal, église et chapelle mortuaire.

Trois à neuf moines, selon les sources, occupaient le « puy » : promontoire rocheux sur lequel sont bâtis les bâtiments clunisiens, remaniés, agrandis, et principalement l’église par plusieurs chemisages qui, de facto, depuis le début de l’aventure clunisienne, n’a jamais été reconstruite.

Ici, se lit l’évolution architecturale de dix siècles de constructions 

Tel un continuum architectural traversant mille ans d’histoire.

Avec un regard quelque peu averti, nous sommes invités à suivre l’évolution architecturale allant du premier art roman rhodanien, puis gothique (avec notamment la chapelle mortuaire du XIIIème et les éventrations partielles des murailles de la nef romane) au contemporain, avec les dernières constructions de chapelles au nord et au sud du XIXème et même du début du XXème siècle.

Hier
Les Piolénois ont construit leurs habitations autour de ce château-prieuré (l'église actuelle et l'ancienne maison de retraite) et, par la suite, les ont corsetées derrière des remparts comportant seulement trois portes pour communiquer avec la campagne. Remparts démolis par étapes et dont les dernières pierres ont été utilisées pour la construction du mur d’enceinte du nouveau cimetière (XIXème), dégageant ainsi les abords de l’église où se trouve aujourd’hui le jardin Hugues de Fabri, ancien prieur de Piolenc devenu en 1350 abbé de Cluny sous le nom de Hugues VIII.

Aujourd’hui
La restauration de l’édifice (1,9 millions d’euros, dont près de 400.000 € de subvention de la Direction régionale des affaires culturelles) a pour objectif de garantir la bonne conservation de cet exceptionnel ensemble patrimonial. Les découvertes confirment souvent les archives écrites, tel que le clocher du transept datant du XIIème siècle, mais aussi les génoises à trois rangs des XVIème et XVIIème, ainsi qu’une partie du couvert en pierre de la nef originelle.

La dernière tour du château jouxtant l’église, sur laquelle ont été posées au XIXème siècle les cloches communales, et dont la partie basse forme un narthex, est également en cours de restauration.

Quant à l’intérieur, qui obligera à une nouvelle phase de travaux, des sondages nous confirment que, sous le badigeon des années 70, se trouvent des peintures du XVIIIème et peut-être, dans les endroits les plus anciens, des fresques originales, en particulier au proche des ouvertures occultées mais discernables de la nef romane.

La commune a fait poser une cloche afin de marquer l’emplacement de l’ancien clocher primitif dont le socle a été restauré. « Restaurer un édifice, disait Viollet-le-Duc, ce n’est pas l’entretenir, le réparer ou le refaire, c’est le rétablir dans un état complet qui peut n’avoir jamais existé à un moment donné ».

Jouxtant ce lieu de culte, se trouve également le reste d’un cloître qui a été malheureusement amputé par le dernier agrandissement de l’église.

Roland ROTICCI
Adjoint au Patrimoine

Ci-dessous, état de l'église avant les travaux de restauration.

La croix et la girouette du campanile avant restauration.

le clocher primitif abattu en 1794.

Projet de restauration de 1856.

Ci-dessous, photos des travaux en cours à différentes phases du chantier.

L'escalier en cours de restauration.

L'escalier en cours de restauration.

Le clocher primitif en cours de restauration.

La base du clocher primitif.


Le Maire, Louis DRIEY, et Roland ROTICCI, Adjoint au Patrimoine, au plus haut point de l'église.

La croix du campanile et son globe après restauration.

 Les cadrans des deux horloges sont également en cours de restauration.

Rangs de génoises restaurées.

Une partie de la toiture en cours de restauration.

Restitution des ouvertures en pierres de taille.                               

Pose de pierres de taille sur la tour clocher.

Pose de pierres de taille.

Les enduits à la chaux sont posés de façon traditionnelle : quatre couches d'accrochage recouvertes de deux couches d'enduit.

Travaux d'enduit.

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